Un lézard verdoyait pensif sous le jour caniculaire,
Il se colorait immobile s'armant dans les chairs,
fort d'avoir sa queue et son œil autoritaire,
une langue fourchue et des ventouses plantaires...
Un chat qui n'avait sur lui que la faim et ses griffes,
tiraillé par une diète de trente jours et un foie rebiffe,
cherchait grivois, une proie facile pour un khalife,
tant il était dans ce jardin, prince et souverain pontife...
Le lézard avait l'intelligence d'une posture en hauteur,
car sur la branche du manguier il dormait des heures,
à l'abri de l'appétit vorace du gratin des maraudeurs,
se pensant aussi camouflé et emprunt de pudeur...
Le chat souffrait de sa peau qui usait ses os,
la faim rongeait son esprit et taraudait son égo.
Il fouinait le sol jusqu'à lécher la terre entres les pots,
gardant pour tout rang, un reste félin en crédo...
Seulement pourvu de sa première vie sur terre,
le chat manquait d'expérience et de six calvaires,
et bien qu'il monta sur le manguier pour en chasser l'air,
rien ne dit qu'il y fera un repas et de bonnes affaires...
Le lézard qui voit devant et derrière, retourne son monde,
pour sous la branche, capter aussi le pisteur avec ses ondes.
Sachant qu'il allait être chassé tant son instinct le gronde,
il change sa couleur pour s'assurer que tout le confonde...
Le chat est maigre mais reste un endiablé funambule,
flairant la peur, les proies et leurs odeurs qui s'accumulent.
Il avance majestueusement chaque griffe embranchée en calcul,
visant la tige dessus et dessous avec ce qu'elle dissimule...
Le lézard se défend, devenant plus branche que la branche,
le chat s'assoit et semble Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
samedi 31 janvier 2009
Le lézard et le chat...
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mercredi 28 janvier 2009
Le crapaud buffle et la luciole...
Le crapaud n'a pas fière allure surtout quand il est buffle,
il est gras, gluant, et se comporte parfois comme un mufle...
La luciole est une petite reine qui ne pense qu'à sa lumière,
elle danse et virevolte toute la nuit avec l'idée de plaire...
Un soir de bruine, le crapaud est de sortie,
cette même nuit, la luciole brave la pluie...
Le batracien retient sa langue qu'il sait bien pendue,
le jeune coléoptère se pose près de l'obèse inconnu ...
Le crapaud flûte, l'œil humide et semblant endormi
la loupiote s'approche inconsciente et brûlante amie...
Le crapaud dit :
« Approche petite fourmis, j'ai mal aux dents...
cette nuit sans lune m'empêche de voir assez surement.
Pourrais-tu éclairer ma bouche de ton derrière fumant ? »
La luciole rétorque :
« Messire, sachez que rien ne fume de mon séant,
et que pas plus fourmis je suis, près de votre étang,
de plus, croyez que la politesse impose sur cette terre,
un 's'il-vous-plaît' afin que j'illumine votre affaire.
-Oh pardonnez moi répondit le gobeur,
que votre altesse pardonne un vieux baroudeur,
je vis si seul dans ce lac sans profondeur,
j'en oublis les égards dont-usent les seigneurs.
-Voilà une attitude qui sciait enfin à mon humeur, répondit la luciole,
et sachez que ma grâce lueur, n'est pas un feu mais un dos majeur.
-Alors que votre dos en ré ou en mi dans ma bouche éclaire,
que je puisse ôter cette dent qui me joue sa musique guerrière,
et que je retrouve les instruments d'une paix dentaire...
La luciole s'envole et se pose plus près du crapaud véreux...
Être reine n'empêche pas l'ignorance, voyons un peu...
« Êtes-vous de ces bestioles qui mangent tout ce qui vole, s'inquiète la luciole ?
« Point du tout, répondit le batracien,
je suis le crapaud buffle, nom d'un chien!
Plus gros par ses mots que par sa faim... »
La luciole s'approche confiante, sans humer le piège et son grappin...
« Je vais vous rendre ce service Messire,
voyez la clarté que je vous offre en plaisir,
pour vous éviter dans le noir de trop souffrir... »
Mais comme un éclair, la langue Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
il est gras, gluant, et se comporte parfois comme un mufle...
La luciole est une petite reine qui ne pense qu'à sa lumière,
elle danse et virevolte toute la nuit avec l'idée de plaire...
Un soir de bruine, le crapaud est de sortie,
cette même nuit, la luciole brave la pluie...
Le batracien retient sa langue qu'il sait bien pendue,
le jeune coléoptère se pose près de l'obèse inconnu ...
Le crapaud flûte, l'œil humide et semblant endormi
la loupiote s'approche inconsciente et brûlante amie...
Le crapaud dit :
« Approche petite fourmis, j'ai mal aux dents...
cette nuit sans lune m'empêche de voir assez surement.
Pourrais-tu éclairer ma bouche de ton derrière fumant ? »
La luciole rétorque :
« Messire, sachez que rien ne fume de mon séant,
et que pas plus fourmis je suis, près de votre étang,
de plus, croyez que la politesse impose sur cette terre,
un 's'il-vous-plaît' afin que j'illumine votre affaire.
-Oh pardonnez moi répondit le gobeur,
que votre altesse pardonne un vieux baroudeur,
je vis si seul dans ce lac sans profondeur,
j'en oublis les égards dont-usent les seigneurs.
-Voilà une attitude qui sciait enfin à mon humeur, répondit la luciole,
et sachez que ma grâce lueur, n'est pas un feu mais un dos majeur.
-Alors que votre dos en ré ou en mi dans ma bouche éclaire,
que je puisse ôter cette dent qui me joue sa musique guerrière,
et que je retrouve les instruments d'une paix dentaire...
La luciole s'envole et se pose plus près du crapaud véreux...
Être reine n'empêche pas l'ignorance, voyons un peu...
« Êtes-vous de ces bestioles qui mangent tout ce qui vole, s'inquiète la luciole ?
« Point du tout, répondit le batracien,
je suis le crapaud buffle, nom d'un chien!
Plus gros par ses mots que par sa faim... »
La luciole s'approche confiante, sans humer le piège et son grappin...
« Je vais vous rendre ce service Messire,
voyez la clarté que je vous offre en plaisir,
pour vous éviter dans le noir de trop souffrir... »
Mais comme un éclair, la langue Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
samedi 24 janvier 2009
Cui-cui le colibri et Merlin le chapardeur...
Un soir où j'étais en panne d'écritures, je sortais dans mon jardin pour prendre un bol d'air et de nature. Fidèle à mes défauts d'inspirations, ma grenouille qui sentait l'orage venir, me sifflait sans prendre la moindre respiration...
Elle me regardait... Moi, je n'étais pas disposé pour une nouvelle conversation...je voyais poindre une de mes nuits blanches sans sensations, et pour mon nouveau conte, aucune proses qui feraient effusions...
Ma coquine, qui voyait en cela mon manque de bonne humeur, stoppa ses chants avec un grand bonheur pour me souffler l'histoire de cui-cui colibri et de son Merlin chapardeur...
Je m'empresse de vous l'écrire avant que le matin n'arrive...
Cui-cui colibri est un noble danseur, il virevolte sans un bruit pour collecter le délicieux nectar des fleurs. Toujours pressé de déguster, il cherche toute la journée un peu de jus sucré pour s'en délecter...
Cui-cui colibri a la langue bien tendue pour lécher dans les corolles quelques autres bestioles...
Il vivait niché dans l'ombre de son bougainvillier, et jamais il ne volait dans les plumes de ses voisins les merles, dans leur frangipanier...
Le merle*, lui, est un voleur, tous ce qui est à vous sera à lui tout à l'heure, voler pour voler n'est pas un crime mais plutôt un labeur. Ce chapardeur est considéré chez nous comme le plus grand des rats d'hôtels. Il subtilise dans les assiettes, nos dos tournés, des montagnes de mets sucrés par ses galipettes... Et si par malheur vous l'en empêchez, il vous hurle encore que c'est là un vrai pêché, de tant gaspiller...
Nos touristes connaissent bien cet Arsène Lupin des repas, car au déjeuner comme au dîner, il leur dérobe aussi nos bons Accra...
Mais revenons à nos oisillons. Il y avait parmi la bande de ces charognards, un merle qui s'appelait Merlin, lui était vraiment au sommet de son art ce coquin. Il visait certains jours en cachette, cui-cui le colibri qui s'activait pour faire un nid à la sauvette...
Il observait la navette de cet oiseau-mouche qui manifestement, changeait sa couche. Un peu volage dans ses nombreux voyages, cui-cui colibri construisait bien un nouveau couchage.
Merlin le chapardeur connaissait sa leçon par cœur : quand un colibri collecte des brindilles, dans le mois les voleurs frétillent... Et comme par dessus tout il raffolait de ses œufs, il espérait de son voisin un événement heureux...
En effet, cui-cui colibri accueillait dans sa construction une demoiselle pour y faire chantier et deux ou trois oisillons...
Arriva le jour conçu ou cui-cui colibri pouvait conter trois œufs dans son lit de coton, et comme il était pris d'une innée mission, décréta que personne ne s'approcherait de sa tendre moisson...
Merlin, qui était bon guetteur Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
*Colibri huppé : dans les jardins de Martinique, quand arrive la période de floraison de certaines espèces végétales, c'est par dizaines que l'on peut voir les colibris ou " oiseaux- mouches " voleter de fleur en fleur, plongeant leur bec dans les corolles pour en sucer le nectar et y attraper aussi des insectes.
*Le merle ou grand quiscale et aussi quiscale des marais : ce grand chapardeur est partout présent en Martinique, vous le verrez dès votre premier matin sous nos cieux, piquer dans vos œufs brouillés en voleur bien heureux...
*Miel local : l'apiculture est bien présente en Martinique, les ruches sont installées dans la campagne et fournissent un excellent miel de pays que l'on trouve sur nos marchés.
Elle me regardait... Moi, je n'étais pas disposé pour une nouvelle conversation...je voyais poindre une de mes nuits blanches sans sensations, et pour mon nouveau conte, aucune proses qui feraient effusions...
Ma coquine, qui voyait en cela mon manque de bonne humeur, stoppa ses chants avec un grand bonheur pour me souffler l'histoire de cui-cui colibri et de son Merlin chapardeur...
Je m'empresse de vous l'écrire avant que le matin n'arrive...
Cui-cui colibri est un noble danseur, il virevolte sans un bruit pour collecter le délicieux nectar des fleurs. Toujours pressé de déguster, il cherche toute la journée un peu de jus sucré pour s'en délecter...
Cui-cui colibri a la langue bien tendue pour lécher dans les corolles quelques autres bestioles...
Il vivait niché dans l'ombre de son bougainvillier, et jamais il ne volait dans les plumes de ses voisins les merles, dans leur frangipanier...
Le merle*, lui, est un voleur, tous ce qui est à vous sera à lui tout à l'heure, voler pour voler n'est pas un crime mais plutôt un labeur. Ce chapardeur est considéré chez nous comme le plus grand des rats d'hôtels. Il subtilise dans les assiettes, nos dos tournés, des montagnes de mets sucrés par ses galipettes... Et si par malheur vous l'en empêchez, il vous hurle encore que c'est là un vrai pêché, de tant gaspiller...
Nos touristes connaissent bien cet Arsène Lupin des repas, car au déjeuner comme au dîner, il leur dérobe aussi nos bons Accra...
Mais revenons à nos oisillons. Il y avait parmi la bande de ces charognards, un merle qui s'appelait Merlin, lui était vraiment au sommet de son art ce coquin. Il visait certains jours en cachette, cui-cui le colibri qui s'activait pour faire un nid à la sauvette...
Il observait la navette de cet oiseau-mouche qui manifestement, changeait sa couche. Un peu volage dans ses nombreux voyages, cui-cui colibri construisait bien un nouveau couchage.
Merlin le chapardeur connaissait sa leçon par cœur : quand un colibri collecte des brindilles, dans le mois les voleurs frétillent... Et comme par dessus tout il raffolait de ses œufs, il espérait de son voisin un événement heureux...
En effet, cui-cui colibri accueillait dans sa construction une demoiselle pour y faire chantier et deux ou trois oisillons...
Arriva le jour conçu ou cui-cui colibri pouvait conter trois œufs dans son lit de coton, et comme il était pris d'une innée mission, décréta que personne ne s'approcherait de sa tendre moisson...
Merlin, qui était bon guetteur Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
*Colibri huppé : dans les jardins de Martinique, quand arrive la période de floraison de certaines espèces végétales, c'est par dizaines que l'on peut voir les colibris ou " oiseaux- mouches " voleter de fleur en fleur, plongeant leur bec dans les corolles pour en sucer le nectar et y attraper aussi des insectes.
*Le merle ou grand quiscale et aussi quiscale des marais : ce grand chapardeur est partout présent en Martinique, vous le verrez dès votre premier matin sous nos cieux, piquer dans vos œufs brouillés en voleur bien heureux...
*Miel local : l'apiculture est bien présente en Martinique, les ruches sont installées dans la campagne et fournissent un excellent miel de pays que l'on trouve sur nos marchés.
Le vieux coq et le coquelet...
Un vieux coq régnait sur son poulailler en sage volatile,
les poules étaient toutes disposées et lui rendaient les choses faciles,
Il ne connaissait pas la vanité et restait toujours docile...
Le paysan aimait son coq, et lui achetait trois poules chaque année,
il passait de longues heures à faire du poulailler un endroit rêvé,
en récompense, ses poules pondaient trente œufs par matinée.
Le coq chantait ses bons airs le matin, puis fouillait le sol jusqu'au soir,
il comptait vingt poules qui caquetaient, mais aucun poussin à faire valoir,
il était riche de son savoir, mais pas fortiche pour assumer ses devoirs...
Le paysan savait son coq trop vieux pour assurer le gîte,
et de ce fait, pas un poussin ne verrai le jour où il habite,
il décida alors de trouver un jeune coq pour féconder très vite.
Il est vrai qu'au fil des ans, le vieux coq par le bec s'était empâté,
pas un renard en Martinique à courser les nuits éclairées,
tout juste quelques mangoustes facile à repousser...
Un matin, le paysan rapporta du marché un beau et jeune coq ébouriffé,
il posa la bestiole au milieu de la basse-cours puis s'en alla charmé.
Les poules étaient toutes aussi émoustillées par l'arrivée du mâle musclé...
Le jeune coq paradait le col monté, prêt à s'approprier le poulailler,
il hurlait des chants à répétition comme un ténor bien maquillé,
et s'approcha du vieux coq, sûr que sa jeunesse faisait priorité...
Le vieux coq avait l'œil grand ouvert, la plume hérissée et la patte levée,
le coquelet lui adressa un message bien mal chanté :
« Je me dois de vous informer mon cher, qu'à cet instant, je règne sur votre cours,
et que les poules comme le blé semé, me reviennent par mes atours,
je daigne toutefois sans détour, vous laisser un nid de poule au fond de ma cour.
« Vous m'en voyez ravi, répondit le vieux coq, vos égards et votre attention m'honore,
et sans plus gêner vos contours, je vous suis gré de me laisser, chez moi, un décor,
rien ne me sera plus agréable que ce beau décret et ce sûr accord. »
« Point besoin d'écrire votre soumission, répondit le coquelet en foire,
je ne montrerai ni mes griffes ni mon bec, vous, restant au fond de votre isoloir,
mais n'en sortez que pour m'écouter chanter, le matin comme le soir... »
Le vieux coq avait su contenir Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
les poules étaient toutes disposées et lui rendaient les choses faciles,
Il ne connaissait pas la vanité et restait toujours docile...
Le paysan aimait son coq, et lui achetait trois poules chaque année,
il passait de longues heures à faire du poulailler un endroit rêvé,
en récompense, ses poules pondaient trente œufs par matinée.
Le coq chantait ses bons airs le matin, puis fouillait le sol jusqu'au soir,
il comptait vingt poules qui caquetaient, mais aucun poussin à faire valoir,
il était riche de son savoir, mais pas fortiche pour assumer ses devoirs...
Le paysan savait son coq trop vieux pour assurer le gîte,
et de ce fait, pas un poussin ne verrai le jour où il habite,
il décida alors de trouver un jeune coq pour féconder très vite.
Il est vrai qu'au fil des ans, le vieux coq par le bec s'était empâté,
pas un renard en Martinique à courser les nuits éclairées,
tout juste quelques mangoustes facile à repousser...
Un matin, le paysan rapporta du marché un beau et jeune coq ébouriffé,
il posa la bestiole au milieu de la basse-cours puis s'en alla charmé.
Les poules étaient toutes aussi émoustillées par l'arrivée du mâle musclé...
Le jeune coq paradait le col monté, prêt à s'approprier le poulailler,
il hurlait des chants à répétition comme un ténor bien maquillé,
et s'approcha du vieux coq, sûr que sa jeunesse faisait priorité...
Le vieux coq avait l'œil grand ouvert, la plume hérissée et la patte levée,
le coquelet lui adressa un message bien mal chanté :
« Je me dois de vous informer mon cher, qu'à cet instant, je règne sur votre cours,
et que les poules comme le blé semé, me reviennent par mes atours,
je daigne toutefois sans détour, vous laisser un nid de poule au fond de ma cour.
« Vous m'en voyez ravi, répondit le vieux coq, vos égards et votre attention m'honore,
et sans plus gêner vos contours, je vous suis gré de me laisser, chez moi, un décor,
rien ne me sera plus agréable que ce beau décret et ce sûr accord. »
« Point besoin d'écrire votre soumission, répondit le coquelet en foire,
je ne montrerai ni mes griffes ni mon bec, vous, restant au fond de votre isoloir,
mais n'en sortez que pour m'écouter chanter, le matin comme le soir... »
Le vieux coq avait su contenir Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
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La truie...
La truie fait mine de jouer bon ménage,
elle semble fidèle et sage,
mais quand viennent les jours sans gras,
elle mange ses porcelets comme bon repas...
La truie ne connaît rien aux choses de l'amour,
cette cochonne ne vit que pour elle et ses atours,
et quand viennent les nuits à la suite des jours,
elle fait des calculs pour garder ses gros contours...
Son lard est l'or qu'elle accumule en épargne,
plus elle grossit Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
elle semble fidèle et sage,
mais quand viennent les jours sans gras,
elle mange ses porcelets comme bon repas...
La truie ne connaît rien aux choses de l'amour,
cette cochonne ne vit que pour elle et ses atours,
et quand viennent les nuits à la suite des jours,
elle fait des calculs pour garder ses gros contours...
Son lard est l'or qu'elle accumule en épargne,
plus elle grossit Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
La mangouste et le serpent-terre...
Une mangouste fouinait pour se rassasier à Morne Vert,
Elle rampait discrète le nez rasant la terre,
Puis tomba pile en face de son ennemi héréditaire…
Le trigonocéphale était droit, la langue en radar avisé,
Le sang froid et l’œil éclairé, le serpent restait comme tétanisé,
Prêt à tout pour tromper la scène de son état déguisé…
Une guerre venait de se déclarer, celle des regards croisés,
Les deux bêtes s’observaient sans faim et sans bouger,
L’un semblant une branche longue et tachetée,
L’autre un chien de chasse humant et arrêté…
Dans cet affrontement de posture,
Lequel révélera le premier son imposture ?
Le serpent ? Sûr de ses crochets et de son venin ?
Ou la mangouste ? Prête à tout pour un festin ?
Le trigonocéphale siffle soudain un chant qui endors,
Il se contracte lentement comme pour préparer son corps,
Sa tête oscille annonçant sa lance de la mort,
Sa mâchoire s’écarte comme pour bailler très fort…
La mangouste l’assiste immobile, le cerveau cogitant,
Elle attend du serpent Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Elle rampait discrète le nez rasant la terre,
Puis tomba pile en face de son ennemi héréditaire…
Le trigonocéphale était droit, la langue en radar avisé,
Le sang froid et l’œil éclairé, le serpent restait comme tétanisé,
Prêt à tout pour tromper la scène de son état déguisé…
Une guerre venait de se déclarer, celle des regards croisés,
Les deux bêtes s’observaient sans faim et sans bouger,
L’un semblant une branche longue et tachetée,
L’autre un chien de chasse humant et arrêté…
Dans cet affrontement de posture,
Lequel révélera le premier son imposture ?
Le serpent ? Sûr de ses crochets et de son venin ?
Ou la mangouste ? Prête à tout pour un festin ?
Le trigonocéphale siffle soudain un chant qui endors,
Il se contracte lentement comme pour préparer son corps,
Sa tête oscille annonçant sa lance de la mort,
Sa mâchoire s’écarte comme pour bailler très fort…
La mangouste l’assiste immobile, le cerveau cogitant,
Elle attend du serpent Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
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