Le crapaud n'a pas fière allure surtout quand il est buffle,
il est gras, gluant, et se comporte parfois comme un mufle...
La luciole est une petite reine qui ne pense qu'à sa lumière,
elle danse et virevolte toute la nuit avec l'idée de plaire...
Un soir de bruine, le crapaud est de sortie,
cette même nuit, la luciole brave la pluie...
Le batracien retient sa langue qu'il sait bien pendue,
le jeune coléoptère se pose près de l'obèse inconnu ...
Le crapaud flûte, l'œil humide et semblant endormi
la loupiote s'approche inconsciente et brûlante amie...
Le crapaud dit :
« Approche petite fourmis, j'ai mal aux dents...
cette nuit sans lune m'empêche de voir assez surement.
Pourrais-tu éclairer ma bouche de ton derrière fumant ? »
La luciole rétorque :
« Messire, sachez que rien ne fume de mon séant,
et que pas plus fourmis je suis, près de votre étang,
de plus, croyez que la politesse impose sur cette terre,
un 's'il-vous-plaît' afin que j'illumine votre affaire.
-Oh pardonnez moi répondit le gobeur,
que votre altesse pardonne un vieux baroudeur,
je vis si seul dans ce lac sans profondeur,
j'en oublis les égards dont-usent les seigneurs.
-Voilà une attitude qui sciait enfin à mon humeur, répondit la luciole,
et sachez que ma grâce lueur, n'est pas un feu mais un dos majeur.
-Alors que votre dos en ré ou en mi dans ma bouche éclaire,
que je puisse ôter cette dent qui me joue sa musique guerrière,
et que je retrouve les instruments d'une paix dentaire...
La luciole s'envole et se pose plus près du crapaud véreux...
Être reine n'empêche pas l'ignorance, voyons un peu...
« Êtes-vous de ces bestioles qui mangent tout ce qui vole, s'inquiète la luciole ?
« Point du tout, répondit le batracien,
je suis le crapaud buffle, nom d'un chien!
Plus gros par ses mots que par sa faim... »
La luciole s'approche confiante, sans humer le piège et son grappin...
« Je vais vous rendre ce service Messire,
voyez la clarté que je vous offre en plaisir,
pour vous éviter dans le noir de trop souffrir... »
Mais comme un éclair, la langue Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
mercredi 28 janvier 2009
samedi 24 janvier 2009
Cui-cui le colibri et Merlin le chapardeur...
Un soir où j'étais en panne d'écritures, je sortais dans mon jardin pour prendre un bol d'air et de nature. Fidèle à mes défauts d'inspirations, ma grenouille qui sentait l'orage venir, me sifflait sans prendre la moindre respiration...
Elle me regardait... Moi, je n'étais pas disposé pour une nouvelle conversation...je voyais poindre une de mes nuits blanches sans sensations, et pour mon nouveau conte, aucune proses qui feraient effusions...
Ma coquine, qui voyait en cela mon manque de bonne humeur, stoppa ses chants avec un grand bonheur pour me souffler l'histoire de cui-cui colibri et de son Merlin chapardeur...
Je m'empresse de vous l'écrire avant que le matin n'arrive...
Cui-cui colibri est un noble danseur, il virevolte sans un bruit pour collecter le délicieux nectar des fleurs. Toujours pressé de déguster, il cherche toute la journée un peu de jus sucré pour s'en délecter...
Cui-cui colibri a la langue bien tendue pour lécher dans les corolles quelques autres bestioles...
Il vivait niché dans l'ombre de son bougainvillier, et jamais il ne volait dans les plumes de ses voisins les merles, dans leur frangipanier...
Le merle*, lui, est un voleur, tous ce qui est à vous sera à lui tout à l'heure, voler pour voler n'est pas un crime mais plutôt un labeur. Ce chapardeur est considéré chez nous comme le plus grand des rats d'hôtels. Il subtilise dans les assiettes, nos dos tournés, des montagnes de mets sucrés par ses galipettes... Et si par malheur vous l'en empêchez, il vous hurle encore que c'est là un vrai pêché, de tant gaspiller...
Nos touristes connaissent bien cet Arsène Lupin des repas, car au déjeuner comme au dîner, il leur dérobe aussi nos bons Accra...
Mais revenons à nos oisillons. Il y avait parmi la bande de ces charognards, un merle qui s'appelait Merlin, lui était vraiment au sommet de son art ce coquin. Il visait certains jours en cachette, cui-cui le colibri qui s'activait pour faire un nid à la sauvette...
Il observait la navette de cet oiseau-mouche qui manifestement, changeait sa couche. Un peu volage dans ses nombreux voyages, cui-cui colibri construisait bien un nouveau couchage.
Merlin le chapardeur connaissait sa leçon par cœur : quand un colibri collecte des brindilles, dans le mois les voleurs frétillent... Et comme par dessus tout il raffolait de ses œufs, il espérait de son voisin un événement heureux...
En effet, cui-cui colibri accueillait dans sa construction une demoiselle pour y faire chantier et deux ou trois oisillons...
Arriva le jour conçu ou cui-cui colibri pouvait conter trois œufs dans son lit de coton, et comme il était pris d'une innée mission, décréta que personne ne s'approcherait de sa tendre moisson...
Merlin, qui était bon guetteur Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
*Colibri huppé : dans les jardins de Martinique, quand arrive la période de floraison de certaines espèces végétales, c'est par dizaines que l'on peut voir les colibris ou " oiseaux- mouches " voleter de fleur en fleur, plongeant leur bec dans les corolles pour en sucer le nectar et y attraper aussi des insectes.
*Le merle ou grand quiscale et aussi quiscale des marais : ce grand chapardeur est partout présent en Martinique, vous le verrez dès votre premier matin sous nos cieux, piquer dans vos œufs brouillés en voleur bien heureux...
*Miel local : l'apiculture est bien présente en Martinique, les ruches sont installées dans la campagne et fournissent un excellent miel de pays que l'on trouve sur nos marchés.
Elle me regardait... Moi, je n'étais pas disposé pour une nouvelle conversation...je voyais poindre une de mes nuits blanches sans sensations, et pour mon nouveau conte, aucune proses qui feraient effusions...
Ma coquine, qui voyait en cela mon manque de bonne humeur, stoppa ses chants avec un grand bonheur pour me souffler l'histoire de cui-cui colibri et de son Merlin chapardeur...
Je m'empresse de vous l'écrire avant que le matin n'arrive...
Cui-cui colibri est un noble danseur, il virevolte sans un bruit pour collecter le délicieux nectar des fleurs. Toujours pressé de déguster, il cherche toute la journée un peu de jus sucré pour s'en délecter...
Cui-cui colibri a la langue bien tendue pour lécher dans les corolles quelques autres bestioles...
Il vivait niché dans l'ombre de son bougainvillier, et jamais il ne volait dans les plumes de ses voisins les merles, dans leur frangipanier...
Le merle*, lui, est un voleur, tous ce qui est à vous sera à lui tout à l'heure, voler pour voler n'est pas un crime mais plutôt un labeur. Ce chapardeur est considéré chez nous comme le plus grand des rats d'hôtels. Il subtilise dans les assiettes, nos dos tournés, des montagnes de mets sucrés par ses galipettes... Et si par malheur vous l'en empêchez, il vous hurle encore que c'est là un vrai pêché, de tant gaspiller...
Nos touristes connaissent bien cet Arsène Lupin des repas, car au déjeuner comme au dîner, il leur dérobe aussi nos bons Accra...
Mais revenons à nos oisillons. Il y avait parmi la bande de ces charognards, un merle qui s'appelait Merlin, lui était vraiment au sommet de son art ce coquin. Il visait certains jours en cachette, cui-cui le colibri qui s'activait pour faire un nid à la sauvette...
Il observait la navette de cet oiseau-mouche qui manifestement, changeait sa couche. Un peu volage dans ses nombreux voyages, cui-cui colibri construisait bien un nouveau couchage.
Merlin le chapardeur connaissait sa leçon par cœur : quand un colibri collecte des brindilles, dans le mois les voleurs frétillent... Et comme par dessus tout il raffolait de ses œufs, il espérait de son voisin un événement heureux...
En effet, cui-cui colibri accueillait dans sa construction une demoiselle pour y faire chantier et deux ou trois oisillons...
Arriva le jour conçu ou cui-cui colibri pouvait conter trois œufs dans son lit de coton, et comme il était pris d'une innée mission, décréta que personne ne s'approcherait de sa tendre moisson...
Merlin, qui était bon guetteur Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
*Colibri huppé : dans les jardins de Martinique, quand arrive la période de floraison de certaines espèces végétales, c'est par dizaines que l'on peut voir les colibris ou " oiseaux- mouches " voleter de fleur en fleur, plongeant leur bec dans les corolles pour en sucer le nectar et y attraper aussi des insectes.
*Le merle ou grand quiscale et aussi quiscale des marais : ce grand chapardeur est partout présent en Martinique, vous le verrez dès votre premier matin sous nos cieux, piquer dans vos œufs brouillés en voleur bien heureux...
*Miel local : l'apiculture est bien présente en Martinique, les ruches sont installées dans la campagne et fournissent un excellent miel de pays que l'on trouve sur nos marchés.
Le vieux coq et le coquelet...
Un vieux coq régnait sur son poulailler en sage volatile,
les poules étaient toutes disposées et lui rendaient les choses faciles,
Il ne connaissait pas la vanité et restait toujours docile...
Le paysan aimait son coq, et lui achetait trois poules chaque année,
il passait de longues heures à faire du poulailler un endroit rêvé,
en récompense, ses poules pondaient trente œufs par matinée.
Le coq chantait ses bons airs le matin, puis fouillait le sol jusqu'au soir,
il comptait vingt poules qui caquetaient, mais aucun poussin à faire valoir,
il était riche de son savoir, mais pas fortiche pour assumer ses devoirs...
Le paysan savait son coq trop vieux pour assurer le gîte,
et de ce fait, pas un poussin ne verrai le jour où il habite,
il décida alors de trouver un jeune coq pour féconder très vite.
Il est vrai qu'au fil des ans, le vieux coq par le bec s'était empâté,
pas un renard en Martinique à courser les nuits éclairées,
tout juste quelques mangoustes facile à repousser...
Un matin, le paysan rapporta du marché un beau et jeune coq ébouriffé,
il posa la bestiole au milieu de la basse-cours puis s'en alla charmé.
Les poules étaient toutes aussi émoustillées par l'arrivée du mâle musclé...
Le jeune coq paradait le col monté, prêt à s'approprier le poulailler,
il hurlait des chants à répétition comme un ténor bien maquillé,
et s'approcha du vieux coq, sûr que sa jeunesse faisait priorité...
Le vieux coq avait l'œil grand ouvert, la plume hérissée et la patte levée,
le coquelet lui adressa un message bien mal chanté :
« Je me dois de vous informer mon cher, qu'à cet instant, je règne sur votre cours,
et que les poules comme le blé semé, me reviennent par mes atours,
je daigne toutefois sans détour, vous laisser un nid de poule au fond de ma cour.
« Vous m'en voyez ravi, répondit le vieux coq, vos égards et votre attention m'honore,
et sans plus gêner vos contours, je vous suis gré de me laisser, chez moi, un décor,
rien ne me sera plus agréable que ce beau décret et ce sûr accord. »
« Point besoin d'écrire votre soumission, répondit le coquelet en foire,
je ne montrerai ni mes griffes ni mon bec, vous, restant au fond de votre isoloir,
mais n'en sortez que pour m'écouter chanter, le matin comme le soir... »
Le vieux coq avait su contenir Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
les poules étaient toutes disposées et lui rendaient les choses faciles,
Il ne connaissait pas la vanité et restait toujours docile...
Le paysan aimait son coq, et lui achetait trois poules chaque année,
il passait de longues heures à faire du poulailler un endroit rêvé,
en récompense, ses poules pondaient trente œufs par matinée.
Le coq chantait ses bons airs le matin, puis fouillait le sol jusqu'au soir,
il comptait vingt poules qui caquetaient, mais aucun poussin à faire valoir,
il était riche de son savoir, mais pas fortiche pour assumer ses devoirs...
Le paysan savait son coq trop vieux pour assurer le gîte,
et de ce fait, pas un poussin ne verrai le jour où il habite,
il décida alors de trouver un jeune coq pour féconder très vite.
Il est vrai qu'au fil des ans, le vieux coq par le bec s'était empâté,
pas un renard en Martinique à courser les nuits éclairées,
tout juste quelques mangoustes facile à repousser...
Un matin, le paysan rapporta du marché un beau et jeune coq ébouriffé,
il posa la bestiole au milieu de la basse-cours puis s'en alla charmé.
Les poules étaient toutes aussi émoustillées par l'arrivée du mâle musclé...
Le jeune coq paradait le col monté, prêt à s'approprier le poulailler,
il hurlait des chants à répétition comme un ténor bien maquillé,
et s'approcha du vieux coq, sûr que sa jeunesse faisait priorité...
Le vieux coq avait l'œil grand ouvert, la plume hérissée et la patte levée,
le coquelet lui adressa un message bien mal chanté :
« Je me dois de vous informer mon cher, qu'à cet instant, je règne sur votre cours,
et que les poules comme le blé semé, me reviennent par mes atours,
je daigne toutefois sans détour, vous laisser un nid de poule au fond de ma cour.
« Vous m'en voyez ravi, répondit le vieux coq, vos égards et votre attention m'honore,
et sans plus gêner vos contours, je vous suis gré de me laisser, chez moi, un décor,
rien ne me sera plus agréable que ce beau décret et ce sûr accord. »
« Point besoin d'écrire votre soumission, répondit le coquelet en foire,
je ne montrerai ni mes griffes ni mon bec, vous, restant au fond de votre isoloir,
mais n'en sortez que pour m'écouter chanter, le matin comme le soir... »
Le vieux coq avait su contenir Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
La truie...
La truie fait mine de jouer bon ménage,
elle semble fidèle et sage,
mais quand viennent les jours sans gras,
elle mange ses porcelets comme bon repas...
La truie ne connaît rien aux choses de l'amour,
cette cochonne ne vit que pour elle et ses atours,
et quand viennent les nuits à la suite des jours,
elle fait des calculs pour garder ses gros contours...
Son lard est l'or qu'elle accumule en épargne,
plus elle grossit Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
elle semble fidèle et sage,
mais quand viennent les jours sans gras,
elle mange ses porcelets comme bon repas...
La truie ne connaît rien aux choses de l'amour,
cette cochonne ne vit que pour elle et ses atours,
et quand viennent les nuits à la suite des jours,
elle fait des calculs pour garder ses gros contours...
Son lard est l'or qu'elle accumule en épargne,
plus elle grossit Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
La mangouste et le serpent-terre...
Une mangouste fouinait pour se rassasier à Morne Vert,
Elle rampait discrète le nez rasant la terre,
Puis tomba pile en face de son ennemi héréditaire…
Le trigonocéphale était droit, la langue en radar avisé,
Le sang froid et l’œil éclairé, le serpent restait comme tétanisé,
Prêt à tout pour tromper la scène de son état déguisé…
Une guerre venait de se déclarer, celle des regards croisés,
Les deux bêtes s’observaient sans faim et sans bouger,
L’un semblant une branche longue et tachetée,
L’autre un chien de chasse humant et arrêté…
Dans cet affrontement de posture,
Lequel révélera le premier son imposture ?
Le serpent ? Sûr de ses crochets et de son venin ?
Ou la mangouste ? Prête à tout pour un festin ?
Le trigonocéphale siffle soudain un chant qui endors,
Il se contracte lentement comme pour préparer son corps,
Sa tête oscille annonçant sa lance de la mort,
Sa mâchoire s’écarte comme pour bailler très fort…
La mangouste l’assiste immobile, le cerveau cogitant,
Elle attend du serpent Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Elle rampait discrète le nez rasant la terre,
Puis tomba pile en face de son ennemi héréditaire…
Le trigonocéphale était droit, la langue en radar avisé,
Le sang froid et l’œil éclairé, le serpent restait comme tétanisé,
Prêt à tout pour tromper la scène de son état déguisé…
Une guerre venait de se déclarer, celle des regards croisés,
Les deux bêtes s’observaient sans faim et sans bouger,
L’un semblant une branche longue et tachetée,
L’autre un chien de chasse humant et arrêté…
Dans cet affrontement de posture,
Lequel révélera le premier son imposture ?
Le serpent ? Sûr de ses crochets et de son venin ?
Ou la mangouste ? Prête à tout pour un festin ?
Le trigonocéphale siffle soudain un chant qui endors,
Il se contracte lentement comme pour préparer son corps,
Sa tête oscille annonçant sa lance de la mort,
Sa mâchoire s’écarte comme pour bailler très fort…
La mangouste l’assiste immobile, le cerveau cogitant,
Elle attend du serpent Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
mercredi 3 décembre 2008
Mon chat, mon mabouya et gorge rouge...
Je réfléchis quoi écrire...
Mon chat est gris, il est lourd par son bon appétit. Il habite le lieu de mon histoire et ne sors que rarement la nuit... C'est un chat de compagnie qui n'a jamais vu une seule souris. Sa gamelle est bien trop remplie. Il miaule à peine pour moins se fatiguer. Il vit chez moi sans chasser, rarement levé...
Mon *mabouya est un lézard magicien, il est malin et à toujours faim. Il habite le mur au dessus du chat qui lui ne le voit pas. C'est un lézard translucide qui est toujours lucide. Il ne sort que la nuit de sous notre toit pour faire de petits cris. Il mange les lucioles et pleins d'autres bestioles.
Mon *gorge rouge est un coquin, il est frondeur et n'a peur de rien. Il habite dans un nid, et pour une fois, il va en sortir la nuit. C'est un oiseau de notre paradis. Il n'aime pas mon chat et mangerai bien du mabouya.
Nos trois compères se côtoient et se toisent, mais aucun chez moi, ne se cherche des noises.
Enfin j'arrive à écrire...
Mon chat s'étire comme à son habitude quand je le dérange, mon appel le soumet à des rituels étranges. Il feint de ne pas m'entendre, et de ses quatre pattes en mollesses, se déplace loin de mon envie de caresses... Une fois de plus cette nuit, je suis victime de mon chat qui semble ne m'apprécier que pour ses réveils d'appétits.
Mon mabouya se cache dans la toiture, je lui fait peur malgré ses envies de nourriture. Il n'aime pas que je travaille tard, à cause de moi Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE DE JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
*Le mabouya : L'hémidactyle mabouia (Hemidactylus mabouia) est un lézard domestique qui mesure jusqu'à 15 cm. Il vit essentiellement dans les maisons et sort au crépuscule pour chasser les insectes attirés par les lampes. Les mâles se battent fréquemment entre eux pour défendre leur territoires et pendant la saison des amours. Il poussent alors des petits cris. Trois à quatre semaines plus tard, la femelle pond deux ou trois œufs placés dans les recoins de la maison. Visitez le lien dans la rubrique MES SITE PRÉFÉRÉS : voyages au pays des fleurs...
Mon chat est gris, il est lourd par son bon appétit. Il habite le lieu de mon histoire et ne sors que rarement la nuit... C'est un chat de compagnie qui n'a jamais vu une seule souris. Sa gamelle est bien trop remplie. Il miaule à peine pour moins se fatiguer. Il vit chez moi sans chasser, rarement levé...
Mon *mabouya est un lézard magicien, il est malin et à toujours faim. Il habite le mur au dessus du chat qui lui ne le voit pas. C'est un lézard translucide qui est toujours lucide. Il ne sort que la nuit de sous notre toit pour faire de petits cris. Il mange les lucioles et pleins d'autres bestioles.
Mon *gorge rouge est un coquin, il est frondeur et n'a peur de rien. Il habite dans un nid, et pour une fois, il va en sortir la nuit. C'est un oiseau de notre paradis. Il n'aime pas mon chat et mangerai bien du mabouya.
Nos trois compères se côtoient et se toisent, mais aucun chez moi, ne se cherche des noises.
Enfin j'arrive à écrire...
Mon chat s'étire comme à son habitude quand je le dérange, mon appel le soumet à des rituels étranges. Il feint de ne pas m'entendre, et de ses quatre pattes en mollesses, se déplace loin de mon envie de caresses... Une fois de plus cette nuit, je suis victime de mon chat qui semble ne m'apprécier que pour ses réveils d'appétits.
Mon mabouya se cache dans la toiture, je lui fait peur malgré ses envies de nourriture. Il n'aime pas que je travaille tard, à cause de moi Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE DE JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
*Le mabouya : L'hémidactyle mabouia (Hemidactylus mabouia) est un lézard domestique qui mesure jusqu'à 15 cm. Il vit essentiellement dans les maisons et sort au crépuscule pour chasser les insectes attirés par les lampes. Les mâles se battent fréquemment entre eux pour défendre leur territoires et pendant la saison des amours. Il poussent alors des petits cris. Trois à quatre semaines plus tard, la femelle pond deux ou trois œufs placés dans les recoins de la maison. Visitez le lien dans la rubrique MES SITE PRÉFÉRÉS : voyages au pays des fleurs...
Le voyage de Krabalo...
Sur nôtre île, entre les rivières et les mers, une population d'animaux entassés se terrent... ils sont bien plus nombreux que les humains dans leurs habitations de verres...
Mais, ils ne se contentent pas d'être une espèce unique en faisant des empilages, ils alignent au moins sept familles (Parmi des milliers), très connues chez nous dans leurs jeux d'encartages...
Acte 1 : La situation...
Krabalo est un digne descendant des *crabes de terre, il a fière allure sous sa carapace aux formes en chimères, et adore par dessus tout sa vie de solitaire. Le jour, il attend dans son terrier des nuits meilleures, et quand vient le soir avec sa légère fraîcheur, il marche en crabe vers des repas remplis de bonheurs...
Il ne connaît pas son cousin le *crabe violoniste, lui, joue du coupe-ongle aussi bien que nos artistes. Il orchestre sa vie sur terre pour toujours avoir près de lui un bras de mer, et pince en toutes occasions, les pieds qui se posent dans son univers en deux dimensions...
Acte 2 : La réflexion...
Krabalo voudrait bien voir la mer... mais il ne sort que la nuit pour changer d'air. Il reste casanier connaissant trop bien les musiques de nos gamelles, il sait en effet, que dès le son des cloches nouvelles, il finit piégé comme un poisson d'avril accommodé en *matoutou rituel...
il ne sait pas que j'écris ce conte sous un soleil fou, et que le crabe touloulou suit mes tongs comme un vrai toutou. C'est le crustacé des touristes en nage, il vit partiellement de nos déchets sur les plages... Il court dès que vous avez le dos tourné sur votre serviette, et décortique votre pique-nique ainsi que toutes vos emplettes...
Acte 3 : La détermination...
Dans sa mangrove, Krabalo connaissait tout et avait tout visité, mais il commençait à perdre son appétit de toujours ensabler les mêmes soupés... Son trou était vaste et souvent reconstruit, mais sa chambre était grise et sentait la vase dans tout l'abri... L'eau de ses alentours n'était plus assez iodée dans son puits. De plus, son espace était réduit par ses voisins, ils en pinçaient pour son cellier rempli de biens...
Personne ne lui avait parlé du cirique de mer, qui, sur les jetées de pierres, guette l'arrivée des plagistes pour leur rayer le derrière. Ce coquin, rouge de culot, prétend qu'il voit toute la journée, cent lunes claires dans des maillots déchirés...
Acte 4 : La décision...
Krabalo était sûr du bilan de sa vie sans louanges. Il décida de faire un baluchon et prendre sur l'ennui sa revanche. Il quitta son lit devant un par terre de crabes minés par son courage, puis fila sur la tranche pour voir la mer et nos rivages...
Comme il eut le goût naguère de bien visiter sa lisière, il avait rencontré au détour d'une sablière le *cirique des rivières. Celui la se nourrit dans le lit des eaux, et de tout se qu'il en charrie sous le manteau... Il vit donc avec l'eau courante sans besoin de plombier, et se tient prêt à dessouder votre doigt à trop espérer le scier...
Acte 5 : Les illusions...
Krabalo entreprit par la route de gagner des sols moins austères et si possible, près de la mer... La mer...si grande et si abondante selon les accostages. Les plages...si vastes, et si ombragées, rien n'égale une rangée de cocotiers après un bronzage bien unifié... Vraiment, pensait-il, une autre destinée est promise à mes pinces, je vais enfin pouvoir vivre comme un vrai prince...et mieux encore...jouer des vagues et leurs rebours, tel un joyeux crabe tambour...
A ne fréquenter que des arbres exotiques, Krabalo ne savait décidément rien de sa branche généalogique... Le *crabe mantou en est pourtant issu, lui qui est aussi gros qu'un *manicou joufflu... Ce crustacé a une autre particularité tout dessus et tout dessous, celle d'avoir les poils du gros rat d'égout... Mais attention, il est aussi un vrai pince sans rire, qui attrape vos phalanges et les découpent sans coup férir...
Acte 6 : La tentation...
Aux détours de routes hasardeuses, Krabalo de ses pattes frileuses, frôle mille dangers par des danses sinueuses. Mais, fort asséché par le soleil enragé, lui apparaît enfin la mer promise avec des plages blanches et des châteaux pour bien y régner.
Le très connu Bernard l'ermite s'enfuit de toutes ses pattes devant Krabalo et son sillage, tant sur la plage, il promène son coquillage sans jamais voir un tel outillage. Ce petit voleur de coquilles fait le plaisir des enfants, il finit souvent hors de sa nature, taquiné par ces petits sots marchant souvent rouges de brûlures...
Acte 7 : La confirmation...
Krabalo avance et s'enfonce dans les chemins qui mènent au rivage, se délecte de l'alizé marin et du sel volage, puis, regardant ailleurs par sa particularité, court droit sur le coté pour plonger dans les vagues à peine animées...
Quel bon bain après un si long voyage, quel douceur cette mer aussi tiède qu'un potage...et la douceur des vaguelettes qui portent mes nages. Mon dieu pensait-il... Pourquoi suis-je né avec des pinces, mon seigneur ? Dans cette eau de plaisirs et de saveurs, je voudrais " brasser de l'air " telle une nuée de maîtres nageurs...
Sa sortie de bain fût tout comme lui écarlate. Krabalo allait de ballades sur la pointe des pattes, à des balais zigzaguant suivis de doux entractes. Décidément, son nouveau port d'amarrage lui laissait oublier qu'il n'avait ici aucun ancrage...
Acte 8 : La désillusion...
Krabalo s'empresse de stopper sa kermesse, puis trouve dans la nuit sans détresse, un coin pour se fabriquer des monticules de noblesse. Toute la soirée, il construit ses oubliettes en oubliant le stress, et au petit matin, ses deux pinces sont fourbues certes, mais à l'entrée de sa forteresse.
Il est satisfait Krabalo, admirant Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
Proverbe créole,
Tout krab ka mò an marinad :
Tous les crabes finissent dans les marinades
*Le crabe de terre : (Cardisoma guanhumi) sort surtout la nuit et, est donc difficilement visible mais peut se repérer grâce au monticule de vase à proximité de son terrier. Très recherché pour sa chair, il fait l'objet d'un piégeage très important, surtout en période pascale, pour finir accommodé en Matoutou.
*Le crabe violoniste : Sur le sol de l'étang sec des mangroves, de nombreux petits crabes aux pinces inégales se replient en rang serré dans leurs trous au fur et à mesure que l'on avance. Ce sont les crabes "Cé ma faute" ou crabes violonistes (Uca rapax) . Le mâle possède des pinces inégales qui secoue devant lui donnant l'impression de battre sa coulpe ou de jouer du violon, comme on préférera.
*le crabe touloulou : (Geocarcinus sp.) est un petit crabe remarquable par sa couleur d'un rouge éclatant. Il vit à proximité des plages dans les zones boisées.
*Le cirique de mer : ou Zagaia (Grapsus sp.) est visible sur les rochers. IL présente la particularité de muer à l'air libre.
*Le cirique des rivières : il vit aux bords des courts d'eau et se nourrit des aliments charriés par l'eau. Il est de couleur jaune.
*Le crabe mantou : une autre espèce de crabe visible dans les mangroves, les gros et velus Mantous, (Ucides cordatus)
*Le matoutou de crabes : est un plat original des Antilles que l'on déguste
traditionnellement à Pâques.
*Le manicou : c'est un petit marsupial de la famille des opossums (marsupial de l'ordre des Didelphimorphia et de la famille de des Didelphidae. (Il appartient à la famille des Didelphis marsupialis pour les connaisseurs).
Mais, ils ne se contentent pas d'être une espèce unique en faisant des empilages, ils alignent au moins sept familles (Parmi des milliers), très connues chez nous dans leurs jeux d'encartages...
Acte 1 : La situation...
Krabalo est un digne descendant des *crabes de terre, il a fière allure sous sa carapace aux formes en chimères, et adore par dessus tout sa vie de solitaire. Le jour, il attend dans son terrier des nuits meilleures, et quand vient le soir avec sa légère fraîcheur, il marche en crabe vers des repas remplis de bonheurs...
Il ne connaît pas son cousin le *crabe violoniste, lui, joue du coupe-ongle aussi bien que nos artistes. Il orchestre sa vie sur terre pour toujours avoir près de lui un bras de mer, et pince en toutes occasions, les pieds qui se posent dans son univers en deux dimensions...
Acte 2 : La réflexion...
Krabalo voudrait bien voir la mer... mais il ne sort que la nuit pour changer d'air. Il reste casanier connaissant trop bien les musiques de nos gamelles, il sait en effet, que dès le son des cloches nouvelles, il finit piégé comme un poisson d'avril accommodé en *matoutou rituel...
il ne sait pas que j'écris ce conte sous un soleil fou, et que le crabe touloulou suit mes tongs comme un vrai toutou. C'est le crustacé des touristes en nage, il vit partiellement de nos déchets sur les plages... Il court dès que vous avez le dos tourné sur votre serviette, et décortique votre pique-nique ainsi que toutes vos emplettes...
Acte 3 : La détermination...
Dans sa mangrove, Krabalo connaissait tout et avait tout visité, mais il commençait à perdre son appétit de toujours ensabler les mêmes soupés... Son trou était vaste et souvent reconstruit, mais sa chambre était grise et sentait la vase dans tout l'abri... L'eau de ses alentours n'était plus assez iodée dans son puits. De plus, son espace était réduit par ses voisins, ils en pinçaient pour son cellier rempli de biens...
Personne ne lui avait parlé du cirique de mer, qui, sur les jetées de pierres, guette l'arrivée des plagistes pour leur rayer le derrière. Ce coquin, rouge de culot, prétend qu'il voit toute la journée, cent lunes claires dans des maillots déchirés...
Acte 4 : La décision...
Krabalo était sûr du bilan de sa vie sans louanges. Il décida de faire un baluchon et prendre sur l'ennui sa revanche. Il quitta son lit devant un par terre de crabes minés par son courage, puis fila sur la tranche pour voir la mer et nos rivages...
Comme il eut le goût naguère de bien visiter sa lisière, il avait rencontré au détour d'une sablière le *cirique des rivières. Celui la se nourrit dans le lit des eaux, et de tout se qu'il en charrie sous le manteau... Il vit donc avec l'eau courante sans besoin de plombier, et se tient prêt à dessouder votre doigt à trop espérer le scier...
Acte 5 : Les illusions...
Krabalo entreprit par la route de gagner des sols moins austères et si possible, près de la mer... La mer...si grande et si abondante selon les accostages. Les plages...si vastes, et si ombragées, rien n'égale une rangée de cocotiers après un bronzage bien unifié... Vraiment, pensait-il, une autre destinée est promise à mes pinces, je vais enfin pouvoir vivre comme un vrai prince...et mieux encore...jouer des vagues et leurs rebours, tel un joyeux crabe tambour...
A ne fréquenter que des arbres exotiques, Krabalo ne savait décidément rien de sa branche généalogique... Le *crabe mantou en est pourtant issu, lui qui est aussi gros qu'un *manicou joufflu... Ce crustacé a une autre particularité tout dessus et tout dessous, celle d'avoir les poils du gros rat d'égout... Mais attention, il est aussi un vrai pince sans rire, qui attrape vos phalanges et les découpent sans coup férir...
Acte 6 : La tentation...
Aux détours de routes hasardeuses, Krabalo de ses pattes frileuses, frôle mille dangers par des danses sinueuses. Mais, fort asséché par le soleil enragé, lui apparaît enfin la mer promise avec des plages blanches et des châteaux pour bien y régner.
Le très connu Bernard l'ermite s'enfuit de toutes ses pattes devant Krabalo et son sillage, tant sur la plage, il promène son coquillage sans jamais voir un tel outillage. Ce petit voleur de coquilles fait le plaisir des enfants, il finit souvent hors de sa nature, taquiné par ces petits sots marchant souvent rouges de brûlures...
Acte 7 : La confirmation...
Krabalo avance et s'enfonce dans les chemins qui mènent au rivage, se délecte de l'alizé marin et du sel volage, puis, regardant ailleurs par sa particularité, court droit sur le coté pour plonger dans les vagues à peine animées...
Quel bon bain après un si long voyage, quel douceur cette mer aussi tiède qu'un potage...et la douceur des vaguelettes qui portent mes nages. Mon dieu pensait-il... Pourquoi suis-je né avec des pinces, mon seigneur ? Dans cette eau de plaisirs et de saveurs, je voudrais " brasser de l'air " telle une nuée de maîtres nageurs...
Sa sortie de bain fût tout comme lui écarlate. Krabalo allait de ballades sur la pointe des pattes, à des balais zigzaguant suivis de doux entractes. Décidément, son nouveau port d'amarrage lui laissait oublier qu'il n'avait ici aucun ancrage...
Acte 8 : La désillusion...
Krabalo s'empresse de stopper sa kermesse, puis trouve dans la nuit sans détresse, un coin pour se fabriquer des monticules de noblesse. Toute la soirée, il construit ses oubliettes en oubliant le stress, et au petit matin, ses deux pinces sont fourbues certes, mais à l'entrée de sa forteresse.
Il est satisfait Krabalo, admirant Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)
Proverbe créole,
Tout krab ka mò an marinad :
Tous les crabes finissent dans les marinades
*Le crabe de terre : (Cardisoma guanhumi) sort surtout la nuit et, est donc difficilement visible mais peut se repérer grâce au monticule de vase à proximité de son terrier. Très recherché pour sa chair, il fait l'objet d'un piégeage très important, surtout en période pascale, pour finir accommodé en Matoutou.
*Le crabe violoniste : Sur le sol de l'étang sec des mangroves, de nombreux petits crabes aux pinces inégales se replient en rang serré dans leurs trous au fur et à mesure que l'on avance. Ce sont les crabes "Cé ma faute" ou crabes violonistes (Uca rapax) . Le mâle possède des pinces inégales qui secoue devant lui donnant l'impression de battre sa coulpe ou de jouer du violon, comme on préférera.
*le crabe touloulou : (Geocarcinus sp.) est un petit crabe remarquable par sa couleur d'un rouge éclatant. Il vit à proximité des plages dans les zones boisées.
*Le cirique de mer : ou Zagaia (Grapsus sp.) est visible sur les rochers. IL présente la particularité de muer à l'air libre.
*Le cirique des rivières : il vit aux bords des courts d'eau et se nourrit des aliments charriés par l'eau. Il est de couleur jaune.
*Le crabe mantou : une autre espèce de crabe visible dans les mangroves, les gros et velus Mantous, (Ucides cordatus)
*Le matoutou de crabes : est un plat original des Antilles que l'on déguste
traditionnellement à Pâques.
*Le manicou : c'est un petit marsupial de la famille des opossums (marsupial de l'ordre des Didelphimorphia et de la famille de des Didelphidae. (Il appartient à la famille des Didelphis marsupialis pour les connaisseurs).
Inscription à :
Articles (Atom)
