Une poule embourgeoisée par ses acquis,
Se moquait sans cesse par des mots aigris.
Elle se gaussait tant des autres sous son abri,
Qu’elle s’en trouvait fort belle et bien naquis…
Rien ni personne passait au travers de sa verve,
Au point que dans la ferme, tous s’en préserve,
Et par une affable discrétion, évitaient cette acerbe,
Son joug critique, ses formes, et ses adverbes…
Voilà la pimbêche, donc, journal parlé de la tour,
Usant de vils qualificatifs pour chaque animal autour,
Trouvant comme public ses cousines sans atours,
Qui picoraient chaque mot trublion comme blé du jour…
Pour la savante foreuse, cochon se mariait avec canard,
Chèvre courait chien, et âne était plus têtu que l'avare.
Bref, l’exploitation était repeinte sans gentils égards,
Toujours esquissée vers le grotesque et la plus basse cour…
Mais depuis le pré, veillait un vieux cabri sans allure,
Lui avait tout connu du jeu de fermes et de culture,
Si bien qu’il en était devenu sage et de bonne augure,
Et que les animaux agacés, lui réclamèrent contre-mesures…
Et bien soit, déclama le vieux briscard, cela est trop,
Je m’en vais éteindre le feu Extrait de 'Carnet de contes' aux éditions Baudelaire (Sortie en juillet 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
mercredi 18 février 2009
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1 commentaire:
Olá!
Bon soir... Moi aussi j'écrit e je peint.
Au revoir!
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